Comment évaluer la performance énergétique de votre maison ?

Comment évaluer la performance énergétique de votre maison ?

La performance énergétique de l’habitat est un sujet essentiel : entre obligation légales, confort et économies, ne faites pas l’impasse et prenez toutes les mesures qui s’imposent.

Une maison énergétiquement performante, c’est quoi ?

Si vous venez d’acheter votre maison, vous le savez : le diagnostic de performance énergétique ou DPE « classe » votre habitat de A à G selon un certain nombre de critères. Il fait notamment le point sur la consommation annuelle d’énergie et l’émission de gaz à effet de serre. Il établit un descriptif sur l’isolation des murs, la toiture, les fenêtres, la chaudière, etc. et propose des améliorations.

De la même manière, si vous construisez, vous devrez respecter les directives indiquées dans la RT 2012 concernant les maisons neuves en terme d’isolation thermique notamment. En effet, depuis janvier 2013, il y a obligation de résultats précis : la performance énergétique doit être multipliée par 3 ou 4 par rapport à la RT 2005, soit au maximum 50 kWh/m².an (ce chiffre varie légèrement en fonction de la région d’habitation).

Améliorer sa performance énergétique : les points-clés

Tout d’abord, votre maison doit être bien isolée. Cela tombe sous le sens, mais parfois la seule isolation extérieure est prise en compte alors que les planchers ne jouent pas leur rôle de « barrière thermique » entre le sous-sol et le rez-de-chaussée par exemple.

Méfiez-vous également des ponts thermiques, qui se trouvent à la jonction de deux matériaux et qui font une rupture dans l’isolation : sur une maison bien isolée, les ponts thermiques peuvent représenter une déperdition de chaleur de près de 30%.

Soyez également attentif au choix de vos fenêtres : toutes n’ont pas le même pouvoir isolant, même si vous optez pour un vitrage adapté. Les volets jouent également un rôle important dans l’isolation de votre maison, là aussi faites le bon choix.

D’autres critères entrent bien entendu aussi en compte pour la performance énergétique de votre maison, n’hésitez pas à vous faire accompagner !

Confort et économies : des atouts indiscutables

Entrée en vigueur en janvier 2013, la RT 2012 impose un certain nombre de critères pour l’isolation des maisons. Le choix de vos fenêtres est donc déterminant pour le respect de cette réglementation. Cette obligation s’accompagne toutefois de mesures incitatives : crédits d’impôts, TVA réduite : pensez-y pour envisager vos travaux en toute sérénité.

Opter pour des fenêtres à haute performance énergétique est un investissement qui vous permettra également de réaliser des économies à court et à long terme. En limitant les déperditions de chaleur, vous baisserez de manière significative vos factures d’énergie… et ceci  vaut également en été si votre maison est climatisée ! Bien disposées dans le cas d’une construction, les fenêtres optimisent l’apport d’éclairage naturel et vous ferez donc moins appel à la lumière artificielle.

Préserver la chaleur, limiter les courants d’air : des fenêtres de qualité favorisent également l’étanchéité de votre maison, ce qui vous apporte un confort supplémentaire.

Ecologique, économique, n’hésitez plus et optez pour des fenêtres à haute performance thermique !

Des outils sont à votre disposition sur le web pour vous aider à vous faire une idée des performances énergétiques de votre maison, n’hésitez pas à les utiliser !

 

Administratif

Administratif

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1°. INTRODUCTION

Toute construction de véranda exige une autorisation administrative préalable.

Cette autorisation est obligatoire, mais sa nature est différente selon le projet, et dépend plus particulièrement de la surface au sol de la véranda.

On peut distinguer différents cas de figure :

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Départ

Si la surface au sol de la véranda à construire est supérieure à 40 m², un permis de construire est nécessaire. Ce dernier devra être accompagné d’une signature d’architecte si la nouvelle construction entraîne une surface totale hors d’œuvre net (SHON) supérieure à 170 m².

Si la surface au sol de la véranda à construire est comprise entre 20 m² et 40 m², le permis de construire avec signature d’architecte sera obligatoire si la surface hors œuvre habitable (SHON) après travaux est supérieure à 170 m². Si ce n’est pas le cas, le projet fera l’objet d’une simple déclaration préalable de travaux.

Dans tous les cas, pour éviter tout refus d’autorisation, il est judicieux de consulter préalablement le plan d’occupation des sols (POS) élaboré par la commune concernée. Il est également intéressant de jeter un coup d’œil sur le coefficient d’occupation des sols (COS) concernant l’habitation. Il fixe les possibilités d’extension de cette dernière.

Toutes ces démarches administratives peuvent constituer un frein pour le client et c’est pour cela que le concessionnaire doit l’assister au maximum dans ces dernières. L’objectif du concessionnaire est de collecter toutes les informations auprès du client pour pouvoir lui fournir un dossier « prêt à déposer ».

2°. DECLARATION DE TRAVAUX

Le formulaire de « Déclaration de travaux exemptés de permis de construire ou déclaration de clôture » N°10073 ainsi que sa notice explicative officielle peuvent être retirés en mairie ou téléchargés sur internet aux adresses suivantes :

  • http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/10073.pdf pour le formulaire,
  • http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/docassocies/50014.pdf pour la notice.

Après avoir complété le formulaire, il doit être déposé à la mairie du lieu de construction accompagné de ses pièces jointes en 4 exemplaires. Le client et le concessionnaire conservent également chacun un exemplaire. Les dossiers doivent donc être rédigés en 6 exemplaires.

Les délais de réponse sont variables en fonction des caractéristiques du lieu de construction :

  • 1 mois si le lieu n’est pas protégé
  • 2 mois si le lieu est protégé

Les éléments nécessaires à la constitution de la demande de déclaration de travaux

Pour que le concessionnaire puisse constituer le dossier de demande de déclaration de travaux il doit être en possession des éléments suivants concernant son client :

  • Nom et prénom
  • Numéro de téléphone
  • Adresse
  • S’il n’est pas propriétaire, nom et adresse du propriétaire ainsi qu’une autorisation
  • Numéros de sections et parcelles du terrain
  • Superficie du terrain
  • Si le terrain fait partie d’un lotissement, son nom
  • Surface Hors Œuvre Brute (SHOB) et Surface Hors Œuvre Nette (SHON)

Des pièces jointes suivantes :

  • Un plan de situation du terrain
  • Un plan de masse de la construction

3°. PERMIS DE CONSTRUIRE

Le formulaire de « Demande de permis de construire pour une maison individuelle ou ses annexes » N°12393 ainsi que sa notice explicative officielle peuvent être retirés en mairie ou téléchargés sur internet à l’adresse suivante :

  • http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/12393.pdf

Après avoir complété le formulaire, il doit être déposé à la mairie du lieu de construction accompagné de ses pièces jointes en 4 exemplaires. Le client et le concessionnaire conservent également chacun un exemplaire. Les dossiers doivent donc être rédigés en 6 exemplaires.

Les délais de réponse sont variables en fonction des caractéristiques du lieu de construction :

  • 2 mois si le lieu n’est pas protégé
  • 5 mois si le lieu est protégé

Les éléments nécessaires à la constitution de la demande de permis de construire

Pour que le concessionnaire puisse constituer le dossier de demande de permis de construire il doit être en possession des éléments suivants concernant son client :

  • Nom et prénom
  • Adresse
  • Numéro de téléphone
  • Adresse du terrain si différente de celle du client
  • Superficie du terrain
  • Références cadastrales du terrain
  • Si le terrain fait partie d’un lotissement
  • SHOB et SHON avant travaux
  • S’il s’agit de la résidence principale
  • S’il est propriétaire

Des pièces jointes suivantes :

  • Un plan de situation du terrain
  • Un plan de masse de la construction
  • Les plans des façades concernées par la construction de la véranda
  • Une vue en coupe du projet
  • 2 photos
  • Une photo faisant apparaître le projet
  • Une notice descriptive

4°. DECLARATION D’OUVERTURE ET D’ACHEVEMENT DES TRAVAUX

Quel que soit le type d’autorisation nécessaire pour la construction de la véranda (déclaration de travaux ou permis de construire), la déclaration d’ouverture et la déclaration d’achèvement des travaux sont obligatoires.

Après avoir eu l’accord de la mairie et avant de débuter les travaux, une déclaration d’ouverture de chantier N°46-0394 doit être déposée en mairie.

A la fin des travaux, c’est une déclaration d’achèvement des travaux N°46-0395 qui doit être déposée.

Ces formulaires sont disponibles en mairie ou téléchargeables sur internet :

  • Déclaration d’ouverture : http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/46-0394.pdf
  • Déclaration d’achèvement : http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/46-0395.pdf

Les informations à compléter sur ces déclarations figurent toutes sur la demande de déclaration de travaux ou sur la demande de permis de construire.

Chaque déclaration est à remettre à la mairie en 3 exemplaires.

Il faut toutefois rendre le client attentif sur le fait de souscrire une assurance de type « Dommage – ouvrages ». Cette assurance peut être souscrite auprès de l’assureur habituel.

5°. PANNEAU DE CHANTIER

Dès le début des travaux, un panneau de chantier doit être affiché et visible depuis la rue.

Ce panneau doit comporter les informations suivantes :

  • Nom du bénéficiaire
  • Le numéro de permis de construire ou de déclaration de travaux
  • La mairie à laquelle le dossier a été déposé
  • La date de dépôt
  • La nature des travaux
  • La superficie du terrain
  • La superficie du plancher (SHON)
  • La hauteur du sol

6°. CAS PARTICULIERS

Coupe d’arbres

Si les travaux nécessitent la coupe ou l’abattage d’arbres dans les bois, forêts ou parcs soumis à des dispositions du code de l’urbanisme ou du code forestier, le client doit joindre une copie de l’autorisation de coupe ou d’abattage d’arbres et, le cas échéant, de l’autorisation de défrichement.

Le formulaire de « Demande d’autorisation de coupe ou d’abattage » N°10138 peut être retiré en mairie ou téléchargé sur internet à l’adresse suivante : http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/10138.pdf

Démolition

Si la construction de la véranda nécessite la démolition d’un bâtiment existant, il faut se renseigner auprès de la mairie si cette démolition doit faire l’objet d’un permis de démolir.

Le formulaire de « Demande de permis de démolir » N°10148 peut être retiré en mairie ou téléchargé sur internet à l’adresse suivante : http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/fic_pdf/10138.pdf et sa notice explicative : http://www2.equipement.gouv.fr/formulaires/docassocies/50061.pdf

7°. DEFINITIONS

Le PLU ou Plan Local d’Urbanisme

Ce plan précise, entre autres, les zones réservées aux constructions des particuliers sur une commune donnée. Etabli par la commune elle-même, il remplace l’ancien POS (Plan d’Occupation des Sols). Le PLU est consultable en mairie. Il définit le type d’occupation possible pour toutes les parties du territoire d’une commune.

Dans l’éventualité où le PLU n’existe pas sur une commune, il faut alors se reporter au RNU (Règlement National d’Urbanisme). Il arrive parfois qu’il n’y ait qu’une simple carte communale qui définisse les espaces constructibles ou non.

Le COS ou Coefficient d’Occupation des Sols

Déterminé par le PLU, le Coefficient d’Occupation des Sols indique la proportion de bâti autorisé par rapport à la surface du terrain. Par exemple, pour un terrain de 1000 m², un COS de 30% autorise la construction d’un total de plancher hors œuvre brute de 300 m². Le total des planchers prend en compte ceux de chaque niveau, il ne s’agit donc pas seulement de l’emprise au sol.

La consultation préalable en mairie des PLU et COS permet de savoir si la construction d’une véranda est possible et dans quelles dimensions.

La SHOB – Surface Hors Œuvre Brute

La Surface de plancher Hors Œuvre Brute d’une construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de la construction. (Art. R112-2 Code de l’urbanisme).

En d’autres termes :

La SHOB est la surface de tous les planchers mesurés à l’extérieur des murs. C’est à partir de la SHOB que la SHON peut être déterminée.

Eléments constitutifs de la SHOB :

  • Les sous-sols
  • Les stationnements dans la construction
  • Les terrasses à plus de 60 m du sol naturel
  • Les auvents, s’ils sont soutenus par des poteaux, les balcons, les loggias
  • Les surfaces non closes en rez-de-chaussée
  • Les niveaux intermédiaires tels que mezzanine et galerie
  • Les toitures-terrasses accessibles ou non
  • Les combles y compris les surfaces inférieures à 80 m sous plafond

Eléments non constitutifs de la SHOB :

  • Les auvents qui constituent une simple avancée de toiture devant une baie ou une façade
  • Les terrasses à moins de 60 m du sol naturel
  • Les éléments de modénature tels que les acrotères, bandeaux, corniches, ou marquises
  • Tous les vides occasionnés par les trémies d’escalier (trou de l’escalier), d’ascenseurs, les marches d’escalier, les cabines d’ascenseur et les rampes d’accès.

 

La SHON – Surface Hors Œuvre Nette

La Surface de plancher Hors Œuvre Nette d’une construction est égale à la Surface Hors Œuvre Brute de cette construction après déduction :

 

  1. Des surfaces de plancher hors œuvre des combles et des sous-sols non aménageables pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;

 

  1. Des surfaces de plancher hors œuvre des balcons, des toitures-terrasses, des loggias, ainsi que des surfaces non closes situées au rez-de-chaussée ;

 

  1. Des surfaces de plancher hors œuvre des bâtiments ou des parties de bâtiments aménagés en vue du stationnement des véhicules ;

 

  1. Dans les exploitations agricoles, des surfaces de plancher des serres de production, des locaux destinés à abriter les récoltes, à héberger les animaux, à ranger et à entretenir le matériel agricole, des locaux de production et de stockage des produits à usage agricole, des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l’exploitation ;

 

  1. D’une surface égale à 5 pour 100 des surfaces hors œuvre affectées à l’habitation telles qu’elles résultent le cas échéant de l’application des paragraphes a, b et c ci-dessus.

Sont également déduites de la surface hors œuvre dans le cas d’un immeuble à usage d’habitation et dans la limite de cinq mètres carrés par logement les surfaces de planchers affectés à la réalisation de travaux tendant à l’amélioration de l’hygiène des locaux et celles résultant de la fermeture de balcons, loggias et surfaces non closes situées en rez-de-chaussée.

 

(Art. R112-2 Code de l’urbanisme)

En d’autres termes :

La SHON est le résultat de la soustraction de certaines surfaces à la SHOB. Les surfaces à déduire de la SHOB sont :

  1. Les combles et les sous-sols non-aménageables pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial.

Les critères sont les suivants pour les combles et les sous-sols non aménageables :

  • Le critère de hauteur : sont considérées comme non aménageables les surfaces de plancher qui présentent des hauteurs sous plafond inférieures à 80 m.
  • Un critère d’affectation : sont considérées comme non aménageables certains locaux par leur nature : les caves si elles sont enterrées et n’ont pas de fenêtres.
  • Un critère d’accessibilité : il s’agit par exemple de combles dont le sol ne peut pas supporter de charge (sol constitué par le plafond de l’étage inférieur), cela doit apparaître très clairement sur les plans de permis de construire ; ou de combles dont l’encombrement de la charpente les rendent inutilisables (exemple : fermette industrielle).
  1. Les toitures-terrasses, les balcons, les loggias, et les surfaces non closes des rez-de-chaussée (Les surfaces des coursives et des bow-windows sont des éléments de la SHON, elles ne se déduisent pas).
  1. Les bâtiments ou parties de bâtiments réservés pour le stationnement des véhicules. Garage dans la construction ou séparé de la construction.
  1. La déduction forfaitaire relative à l’isolation des locaux à usage d’habitation.
  1. La déduction spécifique aux opérations de réfection d’immeubles à usage d’habitation dans la limite de 5 m² par logement : Les surfaces de planchers affectées à la réalisation des travaux tendant à l’amélioration de l’hygiène des locaux (exemple : création de salle de bains s’il n’en existe pas dans le logement) ; les surfaces de plancher, des loggias, des balcons et des surfaces non closes en rez-de-chaussée, fermées à l’occasion du projet.

 

La maçonnerie

LA MACONNERIE DE LA VERANDA

 

 

1°. INTRODUCTION

Des fondations de bonne qualité garantissent longévité et stabilité à la véranda sur lesquelles elle est posée.

Le rôle des fondations est d’assurer une base inamovible. En effet, le poids important de la véranda et la faible surface de contact sur laquelle elle repose engendre de fortes contraintes au niveau du sol sur la dalle.

Pour éviter toute fissure, torsion, affaissement et infiltration, il n’est pas envisageable de poser une véranda sur un simple dallage en béton sans fondations saines, même si l’ampleur des travaux à prévoir est importante.

2°. CAS DE FIGURE

La véranda doit être posée sur une dalle en béton saine qui possède des fondations. 2 cas de figure peuvent être rencontrés :

  • La terrasse existante possède des fondations et est en parfait état. Dans ce cas de figure, les points à vérifier absolument sont :
  • Absence de décalage entre le niveau initial de la terrasse et le niveau actuel (traces sur le mur)
  • Absence de fissures sur la terrasse
  • Pas d’inclinaison de la terrasse (évacuation des eaux de pluie)
  • Tolérance entre les coins de la terrasse inférieur à 1 cm
  • Si des plans sont disponibles, vérifier la présence de fondations

Dans cette situation et avant de s’engager, il est préférable de demander la confirmation de la validité du support à un maçon.

  • Si la terrasse existante ne possède pas de fondations ou présente des défauts d’affaissement ou des fissures, une véranda ne peut être posée directement. Dans ce cas, il faut prévoir la démolition de l’existant pour reconstruire un support conforme.

3°. TYPES DE FONDATIONS

PHOTOS CHANTIER 013

Il existe différents types de fondations selon le résultat voulu :

  • Véranda posée à même le sol sans vide sanitaire ni cave
  • Véranda posée sur vide sanitaire
  • Véranda posée sur cave

Les informations qui suivent sont données à titre indicatif. Seul un maçon professionnel pourra proposer une solution détaillée en fonction des contraintes propres à chaque configuration d’habitation d’après la région géographique, de la nature des sols, etc…

 

Fondations sans vide sanitaire ni cave

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En cas de pose d’un plancher chauffant, celui-ci sera intégré à la chape (de dimension plus importante)

Fondation avec vide sanitaire ou cave

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Attention : si des câbles électriques sont prévus, les gaines doivent être posées soit dans la dalle en béton dans le premier cas, soit dans les hourdis dans le deuxième cas.

4°. ALLEGES MACONNEES

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Si la véranda est posée entièrement ou partiellement sur une allège maçonnée, prévoir que la dernière rangée de briques soit en béton pour pouvoir fixer les châssis.

 

Les différents types de vitrages

LES DIFFERENTS TYPES DE VITRAGE

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1 – LES VERRES FLOTTES (Float en anglais)

Le verre flotté constitue la plus grande partie des glaces mises en œuvre dans la fabrication des vitrages isolants. Lors de sa fabrication dans le four, le verre fondu flotte sur un bain d’étain, d’où son appellation de verre flotté (Float).

2 – LES VERRES TREMPES (SECURIT)

Le vitrage trempé est un verre « Float » qui a subi une opération de trempe qui augmente sa résistance aux contraintes mécaniques (flexions, chocs) et thermiques (différences de température). Il doit son nom de SECURIT (dérivé de sécurité) à sa particularité, qu’en cas de bris il se réduit en petits morceaux ne provoquant pas de blessures profondes.

Le verre trempé est fabriqué sur mesure (coupé à dimension, puis recuit et refroidi brutalement au sortir du four, d’où le nom « trempe »). Il ne peut plus être usiné après trempe. Il ne convient pas pour la protection des personnes contre les chutes (allèges ou garde-corps).

  1. LES VERRES FEUILLETES

Il existe 2 types de verres feuilletés dont les propriétés et la finalité de mise en œuvre sont fonda­mentalement différentes :

A – LE VITRAGE FEUILLETE DE PROTECTION, dont le collage des feuilles de verre flotté qui le composent, est assuré par l’interposition d’un (ou plusieurs) film (s) de BUTYRAL de POLYVINYLE de 0,38 mm d’épaisseur, présentant une résistance mécanique remarquable.

Ces vitrages sont utilisés dans tous les cas où intervient la notion de protection

  • des personnes (chutes, balles)
  • des biens (effraction).

C’est ce type de vitrage qui est utilisé en toiture

Référence Epaisseur Surfaces d’utilisation en m²   :
33-2 6,8 <0,50 m2
44-2 8,8 0.5 < S <2,00 m2
55-2 10,8 2 < S <4,50 m2

Sur le plan phonique, les verres feuilletés ont les mêmes performances qu’une vitre normale de même épaisseur de verre.

B – LE VITRAGE FEUILLETE ACOUSTIQUE « F.A. » vitrage composé de deux feuilles de verre de 4 mm avec interposition d’une résine molle de 2 mmamortisseur de vibrations qui n’a pas de résistance mécanique (ép. totale 10,3 mm), plus une feuille de Butyral de PolyVinyle (PVB).

Ces verres qui présentent d’excellentes qualités acoustiques sont utilisés exclusivement en isolation phonique (PHONY’4).

Les Feuilletés Acoustiques

ne peuvent être utilisés pour la protection

des personnes contre les chutes ou comme retardataire d’effraction.

4 –LES VERRES A FAIBLE EMISSIVITE :

Les verres « float » ont reçu sur leurs faces intérieures (coté lame d’air) un revêtement constitué de fines paillettes métalliques, réfléchissant vers l’intérieur des locaux, une partie de la chaleur qui a tendance à traverser le double-vitrage, du coté « chaud » vers le coté « froid ».

Certains double-vitrages à faible émissivité reçoivent du gaz argon à la place de l’air entre les deux vitres.

Ce gaz argon reste emprisonné à vie dans le volume interne entre les deux vitres.

Une étude faite en Allemagne fait ressortir que sur un vitrage vieux de 15 ans, la mesure du taux de remplissage argon est de l’ordre de 80% au lieu des 95% d’origine, soit une performance qui passe de 1,1 à 1,2 W/m2°K. Soit 0,7% de perte de performance par an !

5 –LES VERRES A NETTOYAGE ACTIF :

Les verres « float » ont reçu sur leurs faces extérieures un revêtement spécial qui a une fonction photocatalitique sous l’effet successif du soleil et de la pluie. Ce type de verre n’est pas employé dans la véranda (incompatibilité avec le joint silicone).

6 –LES VERRES IMPRIMES (verres ornementaux) :

Le verre imprimé décoratif est obtenu par impression au rouleau de motifs ornementaux au sortir du four.

7 – LES VERRES DE PROTECTION SOLAIRE :

Les verres à contrôle solaire laissent entrer moins de chaleur de l’extérieur. Préconisés sur les façades Sud, ils génèrent des économies… de climatisation !

Exemple : le vitrage St GobainPlanistar 6 « 60/42 », càd, que 60% de la lumière traverse le vitrage ( transmission lumineuse ), et 42% de la chaleur pénètre dans la véranda (contrôle solaire).

Le coefficient Ug de ces vitrages est de 1,1 W/m²K.

Pour information, un Isol’3 est un 80/62 !

8 – LES INTERFERENCES :

Les phénomènes d’interférences deviennent visibles si deux vitres parfaitement planes sont assemblées (vitrages isolants) de façon à être parfaitement parallèles.

Ces phénomènes se caractérisent par l’apparition sous certaines conditions d’éclairage et d’angle d’observation d’auréoles d’aspect semblable à celui que produit un film d’huile à la surface de l’eau.

Cette apparition n’est pas un défaut mais une preuve de perfection : ne pas confondre avec d’éventuelles auréoles pouvant provenir de défauts de manutention, de coloration, de nettoyage.

En cas d’interférences, une simple pression sur la vitre (déréglage du parallélisme) provoque la disparition ou la modification en forme et en position de l’auréole qui resterait immobile en cas de défaut de vitrage.

9 – CHOCS THERMIQUES :

Les vitrages teintés ou réfléchissants sont très sensibles aux chocs thermiques surtout lorsqu’ils sont armés ou mis en œuvre en combinaison de vitrages isolants.

Un risque accru de bris résulte d’un échauffement irrégulier de la vitre provoqué :

  • soit par une exposition partielle et non ventilée au soleil (volet roulant partiellement baissé)
  • soit par superposition partielle de deux éléments teintés (éléments coulissants entr’ouverts).

Une bonne ventilation et l’emploi de verre trempé réduit ce risque.

Par ailleurs, la présence d’un radiateur provoquant un échauffement partiel de la vitre peut entraîner des bris de verre lorsque sa distance par rapport au verre est inférieure à 30 cm en cas de vitrage normal et inférieur à 15 cm en cas de verre trempé.

 

L’Isolation

CARACTERISTIQUES D’ISOLATION THERMIQUE

Toujours dans le domaine de la menuiserie voici quelques détails sur l’isolation thermique.

CARACTERISTIQUES THERMIQUES TERMINOLOGIE

 

 

Symbole Unité  
 

 

 

 

U

(Majuscule)

 

 

 

 

 

 

W / m².°K (ou °C)

Watt / m2.degré Kelvin

 

Coefficient de transmission surfacique :

il caractérise le :

 

·      flux de chaleur à travers un mètre carré de paroi pour une différence de température d’un degré entre les deux ambiances.

 

C’est le coefficient U qui est couramment utilisé pour exprimer les caractéristiques isolantes d’une fenêtre (Uw) ou d’un vitrage (Ug), d’un mur ou d’une paroi en général.

Plus le coefficient est petit, plus l’élément concerné est isolant.

Les valeurs de ce coefficient sont définies dans nos tarifs.

 

 

 

 

ψ

(psi)

 

ou

Uf

 

 

 

 

W / m.°K (ou °C)

 

Coefficient  de  transmission linéique  :

il caractérise le :

 

·      flux de chaleur à travers une liaison ou une ossature (un profil) pour une différence de température d’un degré entre les deux ambiances que sépare la paroi (le profil) correspondante, ramené à un mètre de longueur de cette liaison ou ossature (profil).

 

Ce coefficient est plus particulièrement utilisé pour caractériser un profil.

 

 

 

 

l

(lambda)

 

 

 

 

W / m.°K (ou °C)

 

 

C’est la conductibilité thermique d’un matériau (PVC, Alu, Bois…).

 

Plus cette valeur est petite, meilleur est le pouvoir isolant du matériau.

 

 

 

 

CARACTERISTIQUES THERMIQUES

 

 

MATERIAU Conductibilité thermiquel

W/m°K (ou °C)

OBSERVATIONS
BOIS 0,15 à 0,23 Suivant essence et séchage
ACIER 52  
ALU 230 D’où la nécessité de la coupure thermique
PVC 0,16 à 0,2 Identique au bois mais indépendant de l’humidité.

 

 

 

LES CROISILLONS :

Pour obtenir la stabilité requise malgré leur faible section et ne pas subir des effets de déformation due à la température qu’ils peuvent atteindre lorsqu’ils sont exposés au soleil dans une ambiance non ventilée, les croisillons incorporés sont réalisés en aluminium. L’insertion entre les vitres de ces éléments conducteurs thermiques entraîne un affaiblissement d’autant plus important que le jeu entre les croisillons et le vitrage est plus petit.

 

 

Le coefficient U représente le flux de chaleur qui traverse une paroi (un vitrage par ex.) pour une différence de 1° K (ou °C) entre l’ambiance chaude (l’intérieur des locaux)et l’ambiance froide (l’extérieur des locaux).
  Exemple :

 

Un logement avec 13 m2de surface de fenêtres, 20 °C à l’int. et 5 °C à l’extérieur, 6 mois de période de chauffe:

 

Soit : 5,7 W/ m2°C x 13m2x 15°C x 24 h x 30 jrs x 6 mois = 4 801 680 W = 4 801,68 kWh

 

Coût de chauffage (électrique) pour compenser ces pertes :

4 801,68 kWh à 0,10 € TTC = 480,17 € TTC

 

Le même exemple, mais avec le double-vitrage usuel :

Soit : 2,9 W/ m2°C x 13m2x 15°C x 24 h x 30 jrs x 6 mois = 2 442 960 W = 2 442,96 kWh

 

Coût de chauffage (électrique) pour compenser ces pertes :

2 442,96 kWh à 0,10 € TTC = 244,30 € TTC

 

Le coût de chauffage est divisé par 2 par rapport au simple vitrage !

 

Le même exemple, mais avec le double-vitrage Isol’2 :

Soit : 1,4 W/ m2°C x 13m2x 15°C x 24 h x 30 jrs x 6 mois = 1 179 360 W = 1 179,36 kWh

 

Coût de chauffage (électrique) pour compenser ces pertes :

1 179,36 kWh à 0,10 € TTC = 117,94 € TTC

 

Le coût de chauffage est divisé par 4 par rapport au simple vitrage !

 

Le même exemple, mais avec le double-vitrage Isol’3 :

Soit : 1,1 W/ m2°C x 13m2x 15°C x 24 h x 30 jrs x 6 mois = 926 640 W = 926,64 kWh

 

Coût de chauffage (électrique) pour compenser ces pertes :

926,64 kWh à 0,10 € TTC = 92,66 € TTC

 

Le coût de chauffage est divisé par 5 par rapport au simple vitrage !

 

 

 

 

Coefficients Ug de parois anciennes, courantes, en W/m2°K (ou °C) :
Epaisseurs Epaisseurs variables 21 cm 23 cm 25 cm 28 cm 30 cm 34 cm 40 cm 45 cm 50 cm  
Murs :                      
Briques pleines  en terre cuite   5,0       2,0   1,7    
Briques perforées 6 trous, en terre cuite   2,1 1,9     1,6        
Briques creuses, en terre cuite   1,4 1,3 1,2 1,1 1,0        
Briques d’agglos creux de béton   2,5 2,3 2,1 2,0          
Béton plein 8,5   7,2 6,4            
Béton caverneux 5,6   4,8 4,3            
Moellons en grès pleins         6,5   4,9   4,0  
Bois, cloison de 5cm 4,5                    
Planchers :                      
Béton avec entrevous creux en béton, axe de 60cm 7,5                  
Béton avec entrevous creux en terre cuite, axe de 60cm 3,5                  
Béton avec entrevous creux en polystyrène, axe de 60cm 1,1                  
Béton plein épaisseur 16 cm 1,8                    
Portes extérieures :                      
Pleines en bois 3,5                    
Vitrées en bois (vitrage 30 à 60 % de la surface de porte) 4,5                    
Métalliques 5,8